L’original
Oh oh, les gros copieurs. C’est en 1993
que Sierra sort Incredible Machine, un jeu quasiment identique dans lequel vous deviez utiliser les objets à votre disposition pour attendre l’objectif demandé. Il était aussi possible de créer ses propres casse-tête et d’obtenir des bonus supplémentaires en déclenchant des événements facultatifs.
Il fut d’ailleurs l’un des premiers jeux à utiliser la physique en tenant compte de la force gravitationnelle ou de la pression de l’air. Bon, OK, c’était bien moche, mais je vous jure qu’à l’époque, on s’était grave éclaté. Enfin, tout ça pour dire qu’ils n’ont vraiment rien inventé, les Teutons

Si, pour aller de Paris à Lyon, vous passez par Nantes, alors Crazy Machines 2 est fait pour vous. La prise de tête, ça vous connaît. Ce jeu, sorti l’an dernier en Allemagne et désormais dis-po sur Steam dans la langue du Prince Charles, vous propose de résoudre des problèmes mécano-physiques dans la joie et la bonne humeur.
La première étape passe par l’apprentissage de l’interface et du concept. C’est super fastoche vous allez voir. En face de vous, un mur comportant des objets fixes ou mobiles pouvant interagir entre eux : des dominos posés côte à côte n’attendant qu’une impulsion pour tomber sur un interrupteur qui déclenchera un laser allumant une bougie à distance en traversant une lentille grossissante, qui elle-même brûlera une corde qui, en se décrochant, ira taper dans le cul d’un ballon prêt à emprunter un toboggan déboulant sur un panier faisant contrepoids pour ouvrir un grille et… c’est bon, vous avez compris le principe ? Évidemment que vous avez compris, vous n’êtes pas débile.

Un jeu très physique.
Dans les 150 niveaux que comporte le jeu, votre mission sera de compléter le décor avec les objets mis à votre disposition pour déclencher une suite d’événements. Chaque tableau comporte un objectif principal et un ou plusieurs objectifs secondaires apportant davantage de points. La plupart des objets vont servir à jouer sur des phénomènes physiques. Par exemple, une torche placée sous un caisson à vapeur va chauffer l’eau et mettre les tuyaux en pression pour actionner un ventilateur proche d’un ballon en plastique qui se mettra à avancer sous la force du vent. Dans la même veine, une flèche enflammée envoyée par un arc sur une torche éteinte l’allumera, et une roue libre tombant d’une étagère rebondira sur tous les obstacles.
Il y a donc plusieurs manières de terminer un tableau, soit en utilisant tous les objets de manière logique, soit en les détournant de leur utilisation première. Pour vous faciliter la tâche, les premiers niveaux n’utilisent qu’une partie des objets mais très vite, c’est le fiasco. Ceux-ci sont en effet très nombreux et classés par famille :
cordes, chaînes, plateformes, mur, objets de tous les jours (bouteilles, caisse…), axes, roues, engrenages, mais aussi robots (à construire soi-même), câbles électriques, générateur, batterie, eau, feu, glace, moteurs, tuyauteries, ampoules, laser, machines à vapeur, aimants, mèches… et même des trucs de science-fiction. Les possibilités se comptent en millions. Et pour les bricoleurs en herbe, ils pourront même créer leurs propres niveaux. Le jeu se joue en solo mais un système de profil permet de se comparer aux meilleurs joueurs du Web, d’accéder à leurs "solutions" et à leurs niveaux perso. Un jeu complet, bien foutu, avec ce qu’il faut de 3D mais avec des voix un peu énervantes.
Un très chouette petit jeu qui vous procurera de longues heures de plaisir en vous rendant super intelligent. Mais ne vous inquiétez pas, il recèle aussi sa dose de violence et vous donnera envie de tuer tout le monde dans les niveaux les plus diffi-ciles. Seul problème pour les anglophobes, il est entièrement en anglais. Y a pas à faire caca, pour
16 euros, Crazy Machines 2 offre un excellent rapport
qualité/prix.