Avencast débute comme Harry Potter – la mort de Ron en moins –, ce qui suffit à me rendre suspicieux. Enfin, ça et le fait qu'il soit disponible aux États-Unis depuis octobre dernier. On nous demande de prendre en mains un apprenti sorcier en pyjama bleu juste avant ses examens finals.
Sans trop tuer le suspense, je peux vous dire qu'après ce tutorial, l'académie sera détruite (bonjour les tanches) et que c'est Garcimore qui devra sauver le monde. D'entrée de jeu, on sent le petit budget et la réalisation sobre mais qui ne casse pas des briques. La caméra vue de dessus reste bloquée bien près du sol et votre moniteur ne fera pas une orgie de polygones. Seuls les effets de shader sur les flammes et les sorts sont potables, mais rien d'époustouflant.
Haut, Bas, Gauche, Droite, Souris. Dans le domaine du gameplay, Avencast commence un peu mieux en ajoutant à la formule millénaire du Hack & Slash les combos réservés habituellement aux jeux de baston. Il s'agit juste de presser les bonnes directions au clavier mais un peu de dynamisme est toujours bon à prendre. Malheureusement, aucun des trois modes de déplacement disponibles ne parvient à rendre la chose agréable à jouer, la caméra n'étant pas suffisamment réactive pour suivre l'action. Et comme les ennemis sont quelconques, plutôt stupides et les niveaux bien linéaires, ce ne sont pas les quelques énigmes éparpillées qui suffiront à vous accrocher. Surtout que, pour 30 euros, j’ai un ami mexicain qui a mieux à vous conseiller.
Avencast est le prototype du jeu médiocre sans connotation péjorative. Réalisation, gameplay, tout y est moyen mais pas non plus scandaleux. Pourtant, au final la sauce ne prend pas notamment à cause du système de combat et les bonnes idées ne suffisent pas à endiguer l'ennui inexorable. Même
à 30 euros, il faudrait être sacrément en manque pour se laisser tenter.