Si vous avez l'occasion de passer par San Francisco et que vous aimez les restaurants branchés, je vous conseille le Tsunami Sushi and Sake Bar sur Fulton Street. Je pensais d'ailleurs y croiser American McGee, ce qui aurait fait de cette intro un sommet en matière de journalisme total. Malheureusement, le tortionnaire des contes de fées n'y était pas. Qu'à cela ne tienne, cela ne m'empêchera pas de vous parler un peu plus de Grimm.
Développé sous la houlette d'American par le studio Spicy Horse, ce jeu sera disponible, je vous le rappelle, sous forme de 24 épisodes hebdomadaires et ce exclusivement sur Steam. Ha non, sur Gametap. Zut. Revisitant, vous vous en doutez, les historiettes des frères Grimm telles que Le Petit chaperon rouge ou Cendrillon, il vous proposera de redécorer un univers cucul la praline aux couleurs de la décadence et des ténèbres. Vous pourrez d'ailleurs apprécier le passage de la guimauve au "trash" sur la volée de screenshots et le trailer qui suivent, en notant au passage le parti pris esthétique cartoony et techniquement sommaire. Disons qu'au moins, le rendu semble relativement original (faut bien être gentil parfois).
Souhaitons par contre pour American "Clive Barker est un imposteur et je suis un sous-Clive Barker" Mc Gee que sa conception de la subversion soit moins puérile que par le passé. Et aussi que le gameplay suive. Attention, un troll littéraire se cache dans cette conclusion.
Juste pour dire, mais les contes de Grimm ne sont pas aussi cucul que ça. C'est quand même vachement à base d'ogres bouffeurs d'enfants, de gamins qui se font battre ou perdre et de gamins qui meurent. En fait Grimm c'est déjà trash à l'origine.
Ouais genre les soeurs de cendrillon qui se tranche les orteils pour passer la pantoufle de vair avec du sang qui se repand partout ... :) (et pas de verre, hein mr Disney )
Il n'est pas conseillé de rentrer dans le délire d'un schizophrene
Cette maladie qui touche plus de 1 % de la population se manifeste par une modification de la personnalité, et la perte du contact avec la réalité.
Ce n'est pas aider Arthur que de faire cela, un peu de retenu voyons !
Ouais, c'te vieille légende qu'aiment colporter les instits, profs et autres antiamerloques primaires (et même le dictionnaire Harrap's français/anglais, ce con !), selon laquelle le grand méchant Disney aurait confondu le verre et le vair comme un gros busard. Ce qui suppose déjà qu'il ait lu l'histoire en français, parce que s'il l'a lue en anglais, vu que les deux mots ne se ressemblent pas du tout, je vois mal comment il aurait confondu. Ou alors c'est la traduction anglaise qui est à blâmer à la base.